Après une nuit de vent arrière qui nous poussait à 8-9 noeud, je suis réveillé vers 5h30 par le bruit du moteur qui se met en route, plus de vent. D'après les prévisions, il y en a pour la journée.Mais a 8h, le vent se lève une première fois, poussant le bateau à 8 noeuds il s'arrête après 30mn. Je remet le moteur
Simon se lève et monte dans le cockpit vers 9 h et s'aperçoit que l'éolienne tourne. Nous remettons les voiles, un vent de travers nous porte à 9 -10 noueds, pourvu que ça dure.
Ce matin nous changeons d'heure, à 9h il est à nouveau 8h, il va être plus long que d'habitude.Nous nous mettons à l'heure des Bermudes à 180 miles nautiques à l'est de nous. Nous les contournons par le nord.
Vers 11h le vent tombe à nouveau, nous avançons péniblement a 3-4 noeuds au prix de réglages incessants car il tourne.
Nous avons le temps de manger mais à midi et demi, il faut remettre le moteur.
Nous sommes dans une basculé de vent. Le vent qui ce matin nous mène est nord ouest, puis il tombe, il s'en suit une période calme d'incertitude puis peu à peu il se met au sud est puis au sud. Nous sommes traversés par une petite dépression, à l'avant le vent qui tourne autour du centre est nord est a l'arrière sud ouest et au centre pas de vent.
Il est 18h40, nous sommes sous les nuages, il y a une petite brise mais pas suffisante pour le moment. Nous sommes toujours au moteur. Ce soir repas simple, riz à l'eau et au beurre sardines à l'huile d'olive, comme il va y en avoir souvent. Les fruits et légumes frais sont presques épuisés. Nous avons du jeter une moitié de pomme et une orange moisies. Nous avons entamé encore nos réservés de carburant sur cette longue journée dans vent. Pourtant, nous sommes entourés de grains, nous prenons un ris dans la grand voile au cas où.
20h, la petite brise se renforce un peu, elle arrive à nous faire avancer entre 3 et 5 noeuds. Nous eteignons le moteur, la nuit tombe. De temps en temps une risée nous accélèrent au delà des 6 noeuds. Normalement, elle devrait se renforcer petit à petit. Nous sommes au près serré mais nous n'avons pas assez de vitesse pour le cap-horn. Dommage car il ne consomme pas de courant et nous ne sommes pas obligés de mettre le moteur pour recharger les batteries comme c'est le cas avec le pilote automatique.
Au moins nous n'avons plus le bruit du moteur, je vais pouvoir m'endormir facilement.