L'embellie est de courte durée. Une des difficultés est notre installation de la trinquette. C'est mieux que rien mais un cordage même bien tendu est plus souple qu'un filin d'acier. Lorsque la trinquette se gonfle, la corde se tend comme celle d'un arc, à la moindre dévente, il se détend comme lorsqu,on lance une flèche, entraînant la trinquette qui se dévente d'un seul coup. La perte de vitesse est immédiate et le cap difficile à tenir .

A minuit, les batteries sont faibles, je dois mettre le moteur en route. Du coup je fais également marcher l'hélice, ça fera toujours un petit saut en avant.

Toute la journée nous nous relayons pour trouver un peu de vent ou un réglage qui permet de mieux prendre le peu qu'il y a.

Parfois notre travail acharné est récompensé par quelques minutesoudemi heure de mieux, puis lèvent tourne et ça retombe. Tout y passe, prendre la barre,yetnet avec le pilote e quand on trouve un filon de vent, le cap Horn, alterné aussi avec le pilote, la recherche du réglage des voiles. Nous avons pas réussi à régler le bateau pour un cap souhaité, il accepte d'avancer que sous une allure particulièec un réglage donne, le cap varie peu et si pour le moment il nous rapproche des Açores, il faudra bien à un moment donner changer de capcar avec celui là on passe à côté. Le changement de direction du vent pourrait nous y aider, nous voulons aller un peu plus vers l'est, le vent va tourner au nord et sera alors de travers pour nous y amener. Par vent faible c'est la seule allure qui nous permet d'avancer à 3- 4ou5 noeuds. Demain un avis de grand frais nous est annoncé. Si la direction. Est bonne oys allons faire une belle avancée en espérant ne pas avoir

de

casse. Ce soir nous enlevons la trinquette et prenons le 2eme ris.es un or

Moralement nous sommes un peu dépités par le fait que toutes nos tentatives pour faire avancer le bateau dans la bonne direction avec une vitesse acceptableayient échoue contre toute logique. Nous voulions simplement passer du bon près au largue ou du largue au grand largue, en changeant le réglage des voiles selon la logique du vent, haque tentative est soldée par un ralentissement très important voir l'arrêt du bateau. Je crois qu'il que cette trinquette bricolée ne répond pas comme nous l'attendons. Le travail de concert avec la grand voile n'est pas le même que celui dont nous avons l'habitude. D'hier matin a ce matin nous avons parcouru 50 miles nautiques

A ce train il nous faudra 10 à 12 jours pour arriver à Horta. Si c'est le cas, je vais perdre quelques rondeurs, de celles qui se reprennent tellement vite que je ne en réjouis pas d'avance.Nous allons rationner le café ( plus que le matin) en plus du fromage (1 fois par jour) et de la bière (1 tous les 2 jours) je vais avoir un foie de jeune fille à l'arrivée. Ce soir tentative de pêche pour se changer les idées, pour le moment il n'y a pas de dorade dépressive pour se suicider sur l'appât.

Les nuages s'amoncellent à l'ouest, demain on nous promet plus et grains. Le bateau n'avance plus, nous le confions au cap Horn. Ça repose la batterie et vu la vitesse déplacement, ça ne peut pas nous dévier beaucoup.

Ce soir après le repas de lentilles à la moutarde, nous nous apprêtons à prendre un 2emme ris et à abattre la trinquette. C'est frustrant car c'est le moment où ça fonctionne le mieux de la journée, bon cap et bonne vitesse. Nous attendons le dernier moment pour le faire, juste avant le coucher du soleil afin de profiter un maximum de cet état de grâce.20h 30, c'est fait, nous rangeons la pâle d'Adrien du cap Horn, nous devons compter sur le pilote.

Le ciel est couvert, les nuages apportent le vent. Qu'il soit bon et nous rapproche sérieusement de notre destination.

Je vais aller me coucher dans une demie-heure.