Après une nuit très calme et reposante, nous reprenons la route pour La Havane. Nous devons prendre le vent au près serré pour avoir un angle acceptable pour nous rendre à notre destination. Peu à peu ce vent tourne et se renforce nous permettant quasiment de suivre la côte. Le bateau est beaucoup à la gite mais tant que nous n'avons rien a faire à l 'intérieur peu importe. Nous avançons entre 7 et 8 noeuds. A midi nous lâchons du lest le temps de faire la cuisine, de manger, de faire la vaisselle et le café. Puis nous reprenons notre cap au près serré jusqu'à la Havane. Là, pour raccourcir, nous tentons de virer de bord pour rejoindre la marina en virant de 120 degrés. Mais le vent à forci et nos calculs étaient trop serrés. Du coup nous devons perdre du cap pour gagner en vitesse et pour éviter changement de bord intempestif. Finalement le pilote abandonne, le bateau vire malgré nos efforts. De guerre lasse nous finissons au moteur. Le vent est fort
, les
derniers miles paraissent interminables. Nous arrivons à la marina. Un militaire le nez collé à son téléphone portable nous fait un signe vague que nous interprétons pas. Du coup il se fait plus insistant mais le temps que nous prêts et que le bateau poussé par un vent arrière s'arrête nous avons dépassé son quai. Nous abordons peu après et je vais le voir pour présenter nos excuses. Il ne veut rien savoir et exige que nous fassions demi tour pour nous poser devant son bureau. Ce que bien sûr nous faisons. La il a un collègue de la douane et un soignant qui nous collé un coton tige dans le nez. Nos passés vaccinaux ne l'intéressent pas, "in tubo veritas!". Pendant ce temps là notre policier des frontières nous interroge sur notre parcours, met nos fusées de detresse sous scellés ainsi que notre téléphone cellulaire. Il fait une visite du bateau et nous laisse partir après une heure de paperasserie. Le capitaine du port est venu nous rendre visite,
il est
un peu interloqué que nous n'ayons su répondre à ses injonctions à la radio lors de notre arrivée. Je lui explique mon mauvais anglais et plus encore mon mauvais espagnol. Du coup il fait l'effort de parler un peu français. Nous rejoignons la place indiquée. Nous constatons qu'il y a peu de monde dans cette immense marina Hemingway. Elle est paysagée de façon luxueuse. Le staff de la marina est là et chaque déplacement se fait dans des voiturettes de golf. Pour aller aux toilettes ou prendre une douche, il suffit de les appeler à la radio et ils viennent vous chercher. Le capitaine vantent ses supermarché internes ainsi que ses restaurants. Le seul hic pour ces derniers est qu'ils sont fermés par manque de clients. La ville est loin il faut prendre un taxi (30€ aller retour ça calme). Ce soir nous mangeons sur le bateau sans pain.
Décidément Cuba ne se donne pas facilement.. Une nuit de calme et de repos ne sera pas de trop.
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Envoyé de mon appareil Android avec K-9 Mail. Veuillez excuser ma brièveté.